A l'occasion de la sortie de l'application DVDvision sur iPad, disponible dès a présent dans les App Store francophones (Algérie, Belgique, Canada, France, Guyane, Luxembourg, Madagascar, Mauritanie, Niger, Senegal, et Suisse), petit retour sur l'histoire de la conception du numéro 7 de la revue.
DVDvision #7 - Novembre 2000 -
Editeur réédition iPad : Seventeen
Editeur original : Seven Sept
Directrice générale : Véronique Poirier
Rédacteur en chef : David Fakrikian
Rédacteurs principaux : Yannick Dahan, Christophe Lemaire, Stéphane Lacombe, Gael Golhen, Benjamin Rozovas, Rafik Djoumi, David Martinez, Sandy Gillet, Leonard Haddad, Nicolas Rioult, Luc Vigoureux.
Sommaire : Fight Club, Stallone vs Schwarzenegger, James Cameron & Van Ling, L'Obscénité et la Fureur, Le Prisonnier.
Contenu DVD : Shaft, Festival de Deauville...
L'inauguration de l'application iPad DVDvision commence avec le numéro #7 (porte bonheur ?), celui que je considère être le vrai numéro un du magazine. Comme nous l'avons expliqué dans nos posts précédents, la première année d'existence du magazine fut très chaotique, plus de 8 directeurs artistiques se succédant sur le magazine, certains ne restant même que quelques heures avant de jeter l'éponge.
Après un an de hauts et bas et rebondissements incessants, l'équipe s'est enfin mise en place avec ce numéro, qui coincide avec notre emménagement dans NOS locaux, que Nicolas Rioult inaugure en renversant une tasse de café sur la moquette neuve 30mn après leur ouverture ! Ce qui lui vaudra des remontrances (justifiées), de la directrice de publication hahaha!. Dans ces nouveaux locaux, nous intégrons une équipe maquette sur place, dirigée par Sandra Abreu. La direction a même fait reproduire les couvertures des numéros précédents en grand, mises sous verre comme galerie pour la décoration. Tout me semble si soudain et surréaliste, après les galères passées, que le premier soir, je reste tout seul dans les locaux vides, regardant les couvertures, ayant du mal à y croire.
Et il faut dire que cela change tout. A partir de ce moment là, DVDvision devient un vrai magazine, Sandra lui apportant enfin une identité visuelle, avec une vraie vie de rédaction et une équipe.
Ayant réalisé pour l'attachée de presse du film le press-book de "L'Obscénité et la Fureur" avec l'aide du Géant Vert, j'ai le loisir de quitter quelques heures la rédaction pour partir en tournée promo avec Johnny Rotten et Julien Temple. Notre consommation de bière est effrénée, ce qui donne lieu à des scènes cocasses, comme ce moment où, coincés dans un embouteillage en route pour Canal+, nous réclamons tous les trois un urgent arrêt-toilettes. Le chauffeur accompli des miracles, et nous déboulons dans le hall d'accueil de Canal+ devant les réceptionistes héberluées, à qui je demande à tue-tête "Où se trouvent les toilettes ?!"... dans lesquelles nous nous précipitons tous les trois en même temps, en oubliant de leur dire bonjour.
Pour la petite histoire, la formule de l'éditorial "Enjoy... or die!" qui est apparue depuis le numéro 5, est une formule trouvée par John Lydon .
En relisant le numéro aujourd'hui, je m'aperçois qu'il est en quelque sorte un condensé des 6 précédents, reprenant de nombreux sujets déjà abordés (Van Ling, Stallone / Schwarzie), mais avec une approche rédactionnelle enfin aboutie, venant des longues heures passées à discuter angles d'articles, et état du marché DVD. David Martinez nous surprend en étant le premier à écrire et affirmer que Rambo III est meilleur que le très surestimé Rambo II (et pourtant, il a raison le bougre !). Leonard Haddad commence enfin a écrire des chroniques lui-même, au lieu de passer du temps à réécrire celles des autres. Je dois avouer qu'un sommaire pareil (Fight Club ? Le Prisonnier ? James Cameron ? Sex Pistols ?), reflète plus mes goûts personnels que ceux de la rédaction. L'équipe va ensuite plus souvent intervenir dans le choix des dossiers, pour un résultat plus varié et éclectique.
Il y a dans le courrier des lecteurs un mail de Jean-François Halin, concernant le Saturday Night Live. C'est bien l'auteur des Guignols et de OSS 117. Il apparait que les six premiers numéros du magazine ont fait sa réputation, malgré notre insatisfaction, particulièrement dans les milieux urbains, et chez la plupart des artisans de l'audiovisuel.
Vous remarquerez dans la version iPad, que l'ouverture photo du dossier Stallone vs Schwarzenegger n'est pas la même que dans la version imprimée finale. Il s'agit en fait de l'ouverture prévue à l'origine, que nous avons changée en dernière minute . (Dans la page 48 de la version papier, on retrouve d'ailleurs ce même visuel en fond d'image). Le numéro 7 ayant été le premier de l'équipe maquette, les archives fichiers informatiques étaient très désordonnées, et c'est cette version, rejetée, qui est apparue à l'ouverture du fichier du dossier. Pour le plaisir du "bonus caché", nous avons donc décidé de la laisser tel quelle.
Enjoy... or die!
David Fakrikian
La citation de ce numéro : "Je pourrais avoir une autre bière, s'il vous plait ?" (Johnny Rotten Lydon - Paris, octobre 2000)

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